Burstscratch, la création, l’apprentissage, l’évolution

Burstscratch, association de cinéma expérimental, est né de la volonté d’un collectif d’artistes, toujours représenté à l’heure actuelle par 3 de ses membres fondateurs :

  • Silvi Simon (artiste cinéaste plasticienne)
  • Laurence Barbier (cinéaste travaillant pour le spectacle vivant, régisseuse vidéo)
  • Laurent Berger (cinéaste, musicien, projectionniste)

 

Ces trois membres ont commencé leur pratique du cinéma artisanal à l’atelier MTK de Grenoble, premier laboratoire coopératif en France, ouvert à tous et fonctionnant sur le mode du « Do it yourself ».  En 1995, ne pouvant faire face à l’afflux des demandes venant de toute l’Europe, les membres de MTK organisent une table ronde dans le jardin du 102 afin d’impulser l’ouverture d’autres labos. C’est ainsi que débuta l’aventure du laboratoire Burstscratch, comme d’autres en France, (L’Abominable et l’Etna à Paris, Mire à Nantes) et à l’étranger. Conséquence de ce bourgeonnement de labos et faisant suite à une gazette, L’ébouillanté, le réseau filmlabs.org vit le jour, sous forme d’un site internet, recensant en open-source nombre d’informations en tout genre et permettant une mutualisation des connaissances,

Évidemment, il y a sous-jacent à cette activité, une vision politique, économique et esthétique de la pratique du cinéma, c’est elle, autant que l’aspect technique, qui rassemble ces collectifs au sein de ce réseau.

Ainsi ce réseau ne cesse d’étendre les possibles de ce medium qu’est la pellicule. Installations, performances, multiprojections, recherche esthétique sans cesse augmentée par la lecture et l’utilisation artisanale des techniques commerciales, sont les atouts majeurs des artistes de ce réseau.

A l’heure ou les laboratoire commerciaux ferment les uns après les autres pour se plier aux lois des marchés, la démarche de Burstscratch ainsi que celle des autres laboratoires prend une tournure de résistance et incite à étendre encore la zone d’autonomie des ces laboratoires-atelier. C’est ainsi qu’ont été lancées les premières expériences de fabrication artisanale de pellicule photosensible ( Groupe de recherche MADDOX)

Ces laboratoires se sont réunis à Nantes en juillet 2016, à l’initiative de Mire, et y étaient présents des représentants de plus d’une quarantaine de labos dispersés aux quatre coins du monde.  Discussions et débats pour améliorer le fonctionnement de ce réseau ainsi que projections et ateliers étaient au programme.